Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 10:53
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Un profil de braqueurs

 

"Vous me donnez la caisse ! "

 

http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/111057/

Depuis le braquage, l'épicerie Les Emeraudes est équipée d'une caméra de surveillance. Et la gérante a récupéré son chien... (photo T. R. )

TEMOIGNAGE.La série de hold-up a commencé dans le
pays de Caux. Une épicerie a été la première des trois cibles.

Et de trois. Avant le braquage du magasin d'alimentation « Casino » de Quincampoix et la tentative de hold-up dans une boulangerie d'Yvetot (lire nos éditions d'hier), samedi, la série a commencé à Limésy dans le pays de Caux, dans une épicerie.
« Il était environ 16 h. J'ai été avertie par la sonnette de porte que quelqu'un était entré dans le magasin. La personne était de dos, à hauteur de la caisse et n'avait rien à y faire. Je me suis approchée… et j'ai compris. »

« Je ne vous ferai pas de mal »
Patricia Magnan, la gérante depuis seulement un mois des « Emeraudes », se retrouve tout à coup devant un « individu au visage dissimulé par une écharpe noire et blanche. Calme. Poli ». Lorsque l'homme - « un gamin qui n'a pas encore 20 ans, à mon avis » - pointe un couteau papillon en direction de la commerçante.
L'individu se met à parler. Laconique, mais toujours sur un ton courtois, il demande : « Vous me donnez la caisse et je ne vous ferai pas de mal. »
« Les jambes sciées, la voix coupée, j'ai fait l'automate pendant trois minutes. » Patricia Magnan s'exécute sans broncher. L'épicière ouvre le tiroir-caisse, en retire les billets et les tend au braqueur, qui tourne aussitôt les talons.

Une caméra et un chien
« Il a pris 200 € et a disparu. Peut-être que quelqu'un l'attendait en voiture sur la nationale », suppose la victime qui sort du magasin immédiatement pour appeler à l'aide. Mais trop tard, son agresseur s'est déjà évanoui dans la nature.
Evidemment, comme pour chaque vol, à main armée ou non, les gendarmes sont alertés. « J'ai déposé plainte à la brigade de Barentin. » Les enquêteurs ont procédé aux constatations d'usage dès le samedi après-midi, tandis que Patricia, elle, prenait ses dispositions. « Vu que nous venions seulement de reprendre l'affaire, nous n'avions pas eu le temps d'installer le système de vidéosurveillance dont nous nous étions dotés. »
C'est chose faite depuis hier matin. En prime, « j'ai récupéré mon chien ». De quoi dissuader les voleurs, espère Patricia Magnan.
J. H.

 http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/111057/



 Braquage chez un ferrailleur

 A

La fermeture de la porte principale, juste après l'attaque, a provoqué une accumulation de monoxyde de carbone qui a nécessité l'intervention des sapeurs-pompiers (photo Jean-Marie Thuillier)

HOLD-UP.Quatre malfaiteurs ont volé hier matin, au Havre, le tiroir-caisse d'un dépôt qui achète au détail des métaux.

Haut lieu de la vie festive havraise, grâce à ses établissements de nuit, la rue d'Iéna a vécu une agitation diurne inhabituelle hier matin. Vers 10 heures, comme si de rien n'était, quatre clients potentiels ont pénétré à bord d'une voiture dans le hangar de l'entreprise Hettier. Au n° 40, la société de recyclage des fers et métaux héberge un dépôt spécialisé dans l'achat au détail.
Le personnel et les clients présents ont rapidement déchanté. Les quatre visiteurs n'avaient pas l'intention de céder quoi que ce soit en échange d'argent cash. Gantés et le visage masqué, ils ont exigé le contenu du coffre sous la menace d'au moins un couteau.

Deux blessés
L'employée s'est exécutée, mais l'un des braqueurs l'a blessée à une main. Elle souffrait d'une plaie dans une paume. Un authentique client a aussi été frappé, sans arme blanche.


Le hold-up aurait duré moins d'une minute. Les voleurs ont sauté dans l'auto, munie de fausses plaques. Ils ont pris la fuite avec environ 3 000€. Cette rapidité d'action n'a pas permis aux policiers de les interpeller.

Monoxyde de carbone
L'affaire a connu un second acte mouvementé. A leur arrivée dans le bâtiment pour prendre en charge les deux blessés, les sapeurs-pompiers ont constaté que l'alarme de leur détecteur de monoxyde de carbone se déclenchait.
Pendant que la police collectait des renseignements sur les braqueurs, les secouristes ont donc demandé des renforts, notamment celui d'une équipe spécialisée dans les risques chimiques.

Ventilation stoppée
Le personnel d'un Virt (Véhicule d'intervention contre les risques technologiques) a procédé à des analyses, qui se sont avérées rassurantes. Une rapide enquête de terrain a permis de découvrir l'origine de cette concentration de gaz toxique, incolore et inodore : juste après l'attaque à main armée, la porte principale du hangar avait été fermée. A cet instant, plusieurs moteurs étaient en marche. Le manque d'aération a donc produit une accumulation de gaz.
Personne n'a été incommodé, la sensibilité des détecteurs jouant un rôle préventif. Les soldats du feu ont donc définitivement cédé la place aux policiers de la sûreté urbaine, qui doivent retrouver la piste des braqueurs. L'établissement avait déjà été attaqué en novembre 2006. D'autre part, son voisin et concurrent Cash Métal a également été victime de plusieurs hold-up ces dernières années.
ARNAUD COMMUN

http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/108235/Braquage_chez_un_ferrailleur

 

Enquête sur un hold-up

 

VIOLENCE. Le vigile d'un supermarché de Bihorel aurait été agressé mercredi soir pour un butin de 400 €.

Que s'est-il passé mercredi soir sur le parking du magasin Champion, rue De Lattre-de-Tassigny, à Bihorel ? La sûreté départemantale a ouvert une enquête pour un vol à main armée.
En début de soirée la police avait été appelée pour une agression commise sur le parking de cet établissement. Les premiers constats faisaient état des faits suivants ; deux hommes, ayant dissimulé leurs visages sous des écharpes ou des cagoules, avaient menacé un employé qui rapportait la caisse de la station-essence vers le magasin. Avec une arme de poing, ces deux hommes, « un grand et un petit », auraient emporté 400 €. Ils auraient pris la fuite à pied.
Un nouveau braquage dans une longue série qui défraie actuellement la chronique dans l'agglomération de Rouen.
Toutefois, la direction du magasin contactée hier, si elle reconnaissait qu'il y avait effectivement eu « une échauffourée » hier sur le parking du magasin, réfutait l'idée d'un braquage. « Hier, c'est vrai, il y a eu un peu de remue-ménage, mais certainement pas un braquage », devait confier le responsable du supermarché. Et évoquait l'agression commise à l'encontre d'un client. Depuis le début de l'année, les établissements industriels et commerciaux sont la cible de malfaiteurs à la recherche d'argent facile.
Pour se procurer un peu d'argent liquide, ils n'hésitent pas, armés et cagoulés, à s'en prendre aux commerçants de proximité le plus souvent à l'heure de la fermeture des magasins.
Pour les enquêteurs, qui constatent une forte recrudescence de ces vols à main armée, il s'agit dans bien des cas de petits délinquants issus des quartiers défavorisés en proie à un besoin d'argent immédiat.

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Article paru le : 20 février 2009

 

http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/108352/Enquete_sur_un_hold_up

INTERPELLATIONS.Les malfaiteurs piégés dimanche soir par la BAC du Havre n'en sont pas à leur coup d'essai. www.paris-normandie.fr

Les quatre jeunes malfaiteurs interpellés dimanche vers 18 h 30 boulevard Winston-Churchill au Havre, au volant d'une voiture volée, étaient toujours en garde à vue hier (lire nos éditions d'hier). Déjà bien connus de la police et de la justice, ils sont entre les mains de la sûreté urbaine.
Leur profil risque aussi d'intéresser la police judiciaire, dans un contexte local marqué par plusieurs hold-up non élucidés. Certains ont déjà trempé dans des casses, des braquages, trafics de drogue. L'un d'eux est mis en examen pour complicité d'assassinat. « Ce ne sont pas des enfants de chœur », confirme un policier. Ils ont été piégés par la brigade anticriminalité (BAC), qui les avait pris en filature.

Un bolide traqué
Depuis vendredi, les forces de l'ordre étaient à la recherche de la BMW 335, dérobée lors d'un home-jacking à Octeville-sur-Mer. Un policier en repos a repéré le véhicule au pont de Normandie, de retour du Calvados. Il a alerté ses collègues, qui ont mis en place un dispositif. La puissante berline est passée sous les yeux d'un équipage de la BAC. La voiture banalisée des gardiens de la paix en civil l'a suivie discrètement. « Il fallait mettre tous les atouts de notre côté, pour les interpeller dans de bonnes conditions, indique un officier. Donc pas de course-poursuite, trop dangereuse pour tout le monde. » Sans gyrophare ni sirène, la BAC s'est placée derrière les délinquants, qui ont été bloqués au feu rouge. Les « bacmen » sont intervenus, épaulés par la brigade canine. Les receleurs ont voulu fuir. Le pilote a tenté de forcer le passage, endommageant deux voitures civiles. Il a violemment reculé dans la voiture des policiers. Cependant, tous ont été neutralisés. Personne n'a été blessé. Ils devraient être déférés au parquet aujourd'hui.
ARNAUD COMMUN

 

Info recueillie sur le site Paris-Normandie

Un hold-up et une tentative

 

 

Menacée d'un pistolet, la gérante a dû remettre le fond de caisse à son agresseur : 500 € environ ont été dérobés en quelques secondes

ENQUETE. Le Casino de Quincampoix près de Rouen et une boulangerie d'Yvetot ont été victimes d'une attaque-éclair.

«Sur le coup, je n'ai pas eu peur. C'est après… Et c'est ma femme, surtout, qui reste marquée. » En dehors de l'arme qu'il a pointée sur la gérante du « Casino » de Quincampoix, le braqueur n'a pas fait usage de violence contre ses victimes, assure Dominique Milet, le patron du magasin d'alimentation.
Samedi, « il était 19 h 30, l'heure de la fermeture. Mon épouse était à la caisse et moi je sortais de la réserve, lorsque j'ai vu un homme rentrer dans le magasin. Il avait le visage complètement masqué par une écharpe. On ne voyait que ses yeux et son front. Il a demandé à ma femme d'ouvrir la caisse. Il s'est servi directement et il est reparti aussi vite dans une voiture, sans doute conduite par un complice », raconte le gérant. Le braqueur, « âgé d'une vingtaine d'années », a fait main basse sur quelque 500 € sans hausser le ton : « Il est resté très calme. A mon avis, ce n'était pas un coup d'essai… ».

« On n'est pas les seuls »
En tout et pour tout, l'attaque « a duré trois minutes. Trois minutes, oui, mais ça fait drôle. Ce matin (dimanche, NDLR) à 8 heures, à l'ouverture, c'était difficile pour nous de rentrer dans le magasin », admet Dominique Milet. Son épouse Martine s'est occupée des clients comme si de rien n'était, mais visiblement, la gérante est encore sous le choc. Derrière la caisse située à l'entrée du Casino, la commerçante surveille les mouvements dans les rayons et regarde les sacs à main d'un œil méfiant. « Cela fait deux ans que nous sommes à Quincampoix et jamais nous n'avions été braqués. Aujourd'hui, on se dit qu'on n'est pas les seuls. Les hold-up de ce genre, c'est la nouvelle mode. Malheureusement… ».
En effet, depuis quelques mois, depuis Noël surtout, les petits commerces sont la cible de voleurs, qui frappent ici et là, tant en zone rurale comme Quincampoix qu'en zone urbaine comme Rouen, jusqu'à plusieurs fois par semaine.
D'ailleurs, à l'heure où les Milet étaient agressés, un autre braquage aurait été commis contre une boulangerie d'Yvetot si la commerçante n'avait pas eu la bonne réaction de crier. « Un jeune de 18 ans environ était rentré dans la boutique armé d'un pistolet - peut-être factice -. Quand il a demandé la caisse, la boulangère s'est mise à crier très fort : le braqueur est parti en courant, poursuivi par le mari de la gérante », confie un enquêteur.
Pour les gendarmes qui sont chargés de ces dernières affaires, les investigations ont bien sûr démarré dès samedi soir avec les relevés d'empreintes éventuelles, les auditions des victimes et l'enquête auprès du voisinage. En attendant l'interpellation des auteurs, les Milet auront eu le dimanche après-midi pour « décompresser » et essayer de « se remettre ».
Jane HITCHCOCK

http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/110316/Un_hold_up_et_une_tentative

 

Par Hugo
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